Pages

samedi 3 juillet 2010

[JUSTICE] Escroquerie et magie sénégalaise à Strasbourg: six mois ferme pour l'avocat (France 24)


Un avocat strasbourgeois d'origine sénégalaise a été condamné vendredi à 18 mois de prison dont 12 avec sursis pour sa participation à une arnaque à la "multiplication magique" de billets de banque, pour un préjudice proche de 190.000 euros.

Me Cheickh Dabo, 43 ans, devra également s'acquitter d'une amende de 30.000 euros, et de 4.000 euros de dommages et intérêts à sa victime. La peine prononcée étant inférieure à 24 mois, elle fera l'objet d'un aménagement, ce qui devrait éviter la prison à l'avocat. Celui-ci, qui a toujours protesté de son innocence, a immédiatement annoncé son intention de faire appel.

Le juriste, inscrit au barreau de Strasbourg, était poursuivi devant le tribunal correctionnel pour "escroquerie" et "tentative d'escroquerie" au détriment d'un de ses clients.

La victime, un entrepreneur d'origine turque, musulman très pieux, aurait perdu près de 190.000 euros dans cette arnaque, organisée autour de séances de magie et d'incantations religieuses réalisées en 2008, au domicile de l'avocat, par un "marabout" sénégalais.

Ce dernier, Djiby Diop Thiam, 39 ans, que Me Dabo hébergeait chez lui au moment des faits, était également poursuivi. Il a été condamné à 24 mois de prison, dont 14 avec sursis, et également à 30.000 euros d'amende.

Les deux hommes devront en outre rembourser solidairement près de 190.000 euros à la victime.

L'argent, mêlé à du riz, était déposé dans un carton sur lequel étaient inscrits des versets du Coran. Grâce à divers rites et incantations, les billets étaient censés se multiplier. Mais de séance en séance, la victime ne revoyait pas sa mise mais devait au contraire verser de nouvelles sommes pour "libérer" l'argent déjà confié.

"Dans ce dossier, l'argent n'a pas été multiplié, il a disparu", a raillé le représentant du parquet, Brice Raymondeau-Castanet, lors de l'audience mardi dernier. "On peut être avocat et escroc, des brebis galeuses il y en a partout", a-t-il martelé.

De son côté Me Dabo a vivement clamé son innocence et affirmé qu'il avait lui-même été victime de cette escroquerie, ayant selon lui misé ses propres deniers dans la tentative de multiplication miraculeuse des billets.

L'avocat a dit avoir cru lui-même au fameux processus magique. "Je suis un Africain teinté de mes croyances religieuses et culturelles", a-t-il souligné.

Le procès s'est déroulé dans une ambiance tendue et haute en couleurs, marqué par plusieurs incidents de séance. Me Dabo a dénonçé "l'acharnement" de la justice à son encontre: "La parole d'un Nègre ne vaut rien ici".

"Il faut arrêter avec cette paranoïa de complot", lui a répliqué le vice-procureur.

[GUINEE] Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé au second tour de l’élection présidentielle (Rfi)

Les résultats ont été annoncés tard dans la nuit de vendredi à samedi. L’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et l’opposant historique Alpha Condé seront tous les deux au second tour de l’élection présidentielle guinéenne. Selon des résultats officiels mais provisoires, Ils ont remporté, respectivement, 39,72% et 20,67% des suffrages lors du premier tour de l’élection le 27 juin 2010. Des résultats riches en enseignements qui doivent être encore confirmés par la Cour suprême du pays.
Incontestablement, il y a eu un vote communautaire en Guinée. Les Peuls ont massivement voté pour Cellou Dalein Diallo, les Malinkés pour Alpha Condé et les Forestiers pour Papa Koly kourouma.

Mais il y a eu aussi un vote utile. Seuls 4 des 24 candidats dépassent les 5%. Les autres ne recueillent que des miettes. Les favoris sont au rendez-vous. En revanche les barons du PUP, le parti du président défunt, Lansana Conté ou les proches de ce dernier ont été inexistants.

Autre enseignement, Alpha Condé a su contenir les nombreux challengers comme L.Kouyaté, M.Diawara et F.Fall qui venaient chasser dans son bassin électoral. Par contre, Sidya Touré issu d’une ethnie minoritaire n’a pas su convaincre qu’il pouvait transcender le vote communautaire. Mais il a récupéré le vote sousou et se retrouve en troisième position c'est-à-dire en bonne place pour négocier ses 15,5% de voix.

Au final, les Guinéens ont placé en première position un homme qui avait été publiquement décrié par le chef de la junte en 2009 Moussa Dadis Camara. Et en deuxième position, l’opposant de toujours, celui qui a refusé de pactiser durant 24 ans avec le président Lansana Conté, décédé fin 2008.

Quasiment 20 points d’écart séparent Cellou Dalein Diallo arrivé en tête du premier tour de son challenger Alpha Condé. Vendredi soir chez le premier l’ambiance était à la fête, les militants chantaient et dansaient. Leur optimisme tranchait avec le sérieux et la pondération qui régnait au domicile d’Alpha Condé. Celui que l’on appelle le professeur est resté invisible, il n’a pas souhaité s’exprimer devant les médias tandis que Cellou Dalein Diallo profitait de héro du jour pour entrer de plein pied dans le second tour et lancer un appel au rassemblement. Un appel qui s’adresse en priorité aux deux hommes qui font désormais figure de rois en vu du second tour : Sidya Touré avec ses 15,5% et dans une moindre mesure l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté avec près de 8% des voix.

samedi 26 juin 2010

[MEDIA] Sun FM (Lyon) mise en garde (csa.fr)

La radio Sun FM, diffusée à Lyon, a été mise en garde pour avoir diffusé, les 3, 4, 6 et 7 mars 2010, un programme essentiellement musical ne comprenant pas les six journaux d’actualités intercommunautaires que la station s’est engagée à programmer.

Date de publication sur le site : 17 juin 2010
Assemblée plénière du 1er juin 2010

jeudi 17 juin 2010

[ECONOMIE] Le Gabon fera son entrée au capital d'Eramet(Le Figaro)

Une usine de traitement de nickel à Nouméa (Nouvelle Calédonie)  appartenant au groupe Eramet.
Une usine de traitement de nickel à Nouméa (Nouvelle Calédonie) appartenant au groupe Eramet.

Le PDG du groupe, Patrick Buffet, et le président gabonais Ali Bongo se sont accordés pour une entrée de l'Etat gabonais au capital. Par ailleurs, Areva compte toujours céder à terme sa participation dans Eramet.

Le PDG d'Eramet, Patrick Buffet, et le président du Gabon, Ali Bongo, se sont accordés ce mercredi sur le principe d'une entrée de l'Etat gabonais au capital du groupe minier français. «Un accord a été trouvé», a déclaré un porte-parole en précisant que le niveau de cette participation et le délai n'avaient pas été fixés. Selon le site internet des Echos mercredi, l'Etat gabonais entrerait «à hauteur de 4% à 5% du capital».

Par ailleurs, «un accord de principe a été trouvé sur l'augmentation de la participation de la République gabonaise au sein de la Comilog de 25% à environ 35%, selon un calendrier qui sera établi prochainement», a ajouté le porte-parole d'Eramet. Enfin, au cours de son rendez-vous avec le président gabonais, Patrick Buffet aurait également proposé à la République gabonaise de l'associer à d'éventuels futurs projets miniers en Afrique.

Ali Bongo, le président du Gabon avait récemment adressé deux lettres à la direction d'Eramet. Dans la première, il demandait que son pays devienne actionnaire du groupe minier, avec une participation comprise entre 10 et 15 %. Dans la seconde, il réclamait une augmentation de sa participation dans la Comilog - la société, filiale d'Eramet, exploite les mines de manganèse au Gabon - de 25 % à 33 %.

Areva reste encore capital

Areva ,de son côté, restera au moins six mois de plus au capital du groupe minier Eramet. En effet, le groupe nucléaire et la famille Duval, qui détiennent ensemble plus de 60% du capital d'Eramet, ont renouvelé leur engagement. «Le pacte d'actionnaires d'Eramet conclu entre Sorame-Ceir (représentant la famille Duval, NDLR) et Areva a été reconduit pour une durée de six mois à compter du 1er juillet 2010»,a indique le groupe nucléaire dans un bref communiqué mardi.

Une reconduction qui n'a pas d'incidence sur le projet d'Areva de céder in fine sa participation dans Eramet, dans le cadre de son plan de financement dévoilé le 30 juin 2009, a assuré une porte-parole du groupe à l'agence Reuters. Le groupe avait alors annoncé son intention de vendre ses participations non-stratégiques afin de financer son programme de développement industriel. Maintenant qu'Areva a bouclé la vente de sa filiale T&D, la cession d'Eramet est très attendue.

Au 31 décembre 2009, la famille Duval détenait 36,44% du capital d'Eramet et Areva 25,63%. Le pacte d'actionnaires entre Areva et Sorame-Ceir (les représentants de la famille Duval, NDLR) a été conclu à l'origine en 1999. Il est renouvelable tous les six mois, à moins d'être dénoncé par l'une des deux parties.

S'il est presque acquis que la participation d'Areva devrait rester publique, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) étant depuis des mois le seul acheteur en négociation, l'opération traîne sur des questions de droits de vote et de prix. En attendant, Eramet suscite bien des convoitises


[SENEGAL] Le président Wade a obtenu le départ de l'ambassadeur Rufin (Le Monde)


Le remplacement de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France à Dakar a toutes les apparences d'une succession classique. La nomination de son successeur, Nicolas Normand, a été décidée en conseil des ministres, mercredi 9 juin.

Mais le départ de l'écrivain, en poste au Sénégal depuis trois ans, traduit l'influence persistante de réseaux parallèles, une pratique connue sous le nom de "Françafrique". Le président sénégalais Abdoulaye Wade, 84 ans, vivement agacé par la liberté de ton de M. Rufin, est intervenu avec succès auprès de l'Elysée pour choisir son successeur.

Robert Bourgi, figure de ces réseaux d'influence, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy mais aussi de Karim Wade, fils et dauphin présumé du chef de l'Etat sénégalais, aurait lui aussi pesé dans le remplacement de M. Rufin. Il aurait même présenté Nicolas Normand au président Wade et à son fils Karim dans les locaux de l'ambassade du Sénégal à Paris en 2009.

CHOQUÉ PAR LA MANIÈRE

Le chef de l'Etat sénégalais avait été particulièrement irrité lorsqu'en décembre 2008, le contenu critique de télégrammes signés de M. Rufin lui était parvenu aux oreilles.

L'ambassadeur y déconseillait - en vain - à Paris d'accorder une aide financière massive à Dakar. Signer un pareil chèque sans demander au Sénégal de "réformer profondément son système politique", reviendrait à "fournir à un toxicomane la dose qu'il demande, mais qui le conduit un peu plus sûrement vers sa fin", alléguait alors l'ambassadeur.

A plusieurs reprises, la tête de l'ambassadeur avait été réclamée. La présidence sénégalaise vient donc de l'obtenir. Jean-Christophe Rufin ne s'est pas vu proposer d'autre ambassade. Choqué par la manière dont son remplacement lui a été signifié, il a déclaré au Monde qu'il se sentait autorisé "à décider unilatéralement de la date à laquelle [il] quitterait ses fonctions". Ce sera le 30 juin.

[OUTRE MER] GUADELOUPE, UNE COLONIE FRANÇAISE ? (Latelelibre.fr)

ROAD-DOC

« Guadeloupe, une colonie française? »

Un film de John Paul Lepers

Enquête: Jonathan Halimi
Image: Matthieu Martin
Montage: Smaïn Belhadj
Direction de production: Caroline Lançon

Proposé par
ON Y VA ! media
Avec la participation de Francetélévisions
Et de Planet No Limit

Un an après les évènements qui ont paralysé la Guadeloupe au début de l’année 2009, où en est-on ?

John Paul Lepers et son équipe (Mattieu Martin et Smaïn Belhadj) sont partis à la rencontre des Guadeloupéens encore traumatisés par les 44 jours de grève. Ils constatent une situation bloquée, mais plus compliquée que prévu. Au delà du système économique de « profitation » et du clivage noirs-blancs dénoncé par Elie Domota, le leader du LKP, les reporters découvrent un malaise général.


Si la Guadeloupe n’est plus une colonie depuis 1946, date où elle devient un département, il apparaît que le processus de décolonisation n’est pas fait dans les mentalités. Noirs, blancs et métis sont héritiers mais aussi victimes du passé et de leurs ancêtres.

Faute de débat, les Guadeloupéens ont refoulé cette période difficile de la colonisation. En témoignent ces cimetières d’esclaves oubliés de tous, sur les plages fréquentées aujourd’hui par les touristes. Avec des archéologues, nous apprenons avec stupeur que le sable d’une de ces plages a été utilisé pour la construction de l’aéroport de Pointe à Pitre, et ce dans l’indifférence générale. Encore plus choquant, cette piscine d’un célèbre club de vacances, creusée au beau milieu d’un ancien cimetière d’esclaves…
Dans ces conditions d’amnésie collective, comment parvenir à une maturité dans les rapports sociaux ? Avec des historiens, des scientifiques, des enseignants et des politiques, tous conscients de ces blocages, John Paul Lepers cherche à explorer les voies de la résilience, dans ce petit bout de France trop souvent oublié par la Métropole.

www.france4.fr

vendredi 4 juin 2010

[MEDIA] Un Libé spécial «Made in» Afrique du Sud (Libération)


A l'occasion de la Coupe du monde, le journal de ce vendredi a été entièrement réalisé depuis l'Afrique du Sud par notre équipe d'envoyés spéciaux. A découvrir en kiosque ou sur notre zone abonnés.