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mercredi 13 octobre 2010

[IMMIGRATION] L'Assemblée doit adopter le projet de loi d'Éric Besson (L'Express)

L'Assemblée doit adopter mardi en première lecture le projet de loi controversé sur l'immigration, qui étend notamment la possibilité de déchéance de la nationalité aux Français naturalisés condamnés pour meurtre d'agents dépositaires de l'autorité publique. Porté par le ministre de l'Immigration Éric Besson, le texte a été musclé après les préconisations sécuritaires du président de la République suite aux émeutes de Grenoble et aux incidents survenus dans le Loir-et-Cher en juillet.

Auparavant réservée à des actes de terrorisme, la déchéance de nationalité pourra désormais s'appliquer à un Français naturalisé depuis moins de dix ans et condamné pour meurtre de policiers, gendarmes, pompiers (...). Éric Besson a évoqué une mesure "symbolique forte". La gauche a ferraillé contre cette disposition et s'est plainte d'avoir épuisé son temps de parole après l'examen d'un quart des articles, pestant contre "le temps guillotine" et le quota d'heures lui ayant été attribué. Trois députés UMP ont voté contre, dont Étienne Pinte, seul véritable pourfendeur du texte à l'UMP, ainsi que Pierre Méhaignerie.

La gauche dénonce un "bannissement"

L'opposition a aussi dénoncé plusieurs mesures visant implicitement les Roms, comme celle facilitant la reconduite à la frontière de ressortissants, européens ou non, pour vols répétés, mendicité agressive, ou encore dans le cas d'occupation illégale d'un terrain public ou privé. Cinquième texte en sept ans sur l'immigration, il durcit également l'obtention d'une carte de séjour pour les étrangers malades, instaure "la carte bleue" européenne (permis de séjour pour les travailleurs hautement qualifiés), sanctionne pénalement les mariages gris et modifie avec ampleur la procédure judiciaire et administrative d'expulsion.

Il transpose trois directives européennes et prévoit une mesure d'interdiction du territoire d'une durée comprise entre deux et cinq ans pour un étranger qui ne respecte pas le délai de départ volontaire. Taxée de "bannissement", cette mesure a été dénoncée par la gauche et les associations. De manière inattendue, le débat a aussi vu surgir la remise en cause du droit du sol pour acquérir la nationalité française, par l'action de certains députés UMP notamment issus de la Droite populaire. La question fera l'objet d'un commission présidée par un Sage a annoncé Éric Besson dans l'hémicycle et une mission d'information sur le sujet doit être créée mardi par la commission des Lois de l'Assemblée.

mardi 12 octobre 2010

[MEDIA] "Musulmans de France, loin des clichés" : le nouveau Respect Mag est en kiosque !

Le nouveau Respect Mag est dans les kiosques ! Au programme, un dossier spécial : « Musulmans de France. Loin des clichés »

Divers et riches de leurs différences, ils affirment leur refus d'une insupportable stigmatisation politico-médiatique. Au cœur de ce numéro : le reflet d'identités multiples, les questions d'une génération, l'énergie des dynamiques impulsées par quatre à cinq millions de citoyens musulmans.

http://www.respectmag.com

lundi 11 octobre 2010

[POLITIQUE] Shoki Ali Said candidat PS aux cantonales à Villeurbanne (69)

C'est en tant que suppléant de Claire Le Franc que Shoki Ali Said sera candidat investi par le Parti socialiste aux élections cantonales en mars 2011 à Villeurbanne Sud

samedi 9 octobre 2010

[TELEVISION] "AFRIQUE(S), UNE AUTRE HISTOIRE DU XXE SIÈCLE" des documentaires à voir sur France 5


Événement France 5, à partir du 10 octobre 2010 :

Une série de 4 documentaires de 90 min.
Auteurs Elikia M’Bokolo et Philippe Sainteny Réalisation Alain Ferrari
Une production France Télévisions / Temps Noir / INA, en association avec TV5 Monde et CFI, avec le soutien de l’ACSE et du Fonds de la diversité.
Trop longtemps l’Afrique n’a eu ni visage, ni parole, ni mémoire. Sa seule histoire était celle qu’écrivaient à sa place ceux qui l’ont pillée : récits de peuples sauvages qu’il fallait éduquer, de dictatures écrasées de soleil, de catastrophes humanitaires. Comme si elle n’était pas assez adulte pour se raconter et révéler sa profonde identité. Cette série en quatre volets revient sur cent ans d’histoire du continent noir, à travers la voix de ceux qui, de près ou de loin, ont pris part à son réveil et l’ont fait entrer dans le XXIe siècle. Jalonnée d’images d’archives inédites et de témoignages de personnalités africaines, la série plonge dans le passé, de l’ère coloniale aux aventures de la démocratie en passant par le bouillonnement des indépendances et les guerres civiles, l’effervescence des crises et les renouveaux culturels…

Episode 1 : Le Crépuscule de l’homme blanc (1900-1945)
Episode 2 : L’Ouragan Africain (1945-1964)
Episode 3 : Le règne des partis uniques (1964-1989)
Episode 4 : Les Aventures chaotiques de la démocratie (1989-2010)

Sur france5.fr

A l’occasion de la diffusion d’AFRIQUE(S), le portail documentaires france5.fr proposera une animation interactive.

Elle sera composée de sept grandes thématiques qui jalonnent l'histoire africaine de 1885 à aujourd'hui : L'Afrique partagée ; L'Empire du silence ; Le Bal des indépendances ; Le Temps des dictatures ; L'Aurore des démocraties ; Vents nouveaux, vents contraires ; La Longue Marche vers l'unité.

Cet espace sera aussi enrichi d’interviews inédites de grandes personnalités africaines, d'archives de l'INA, de cartes et de textes complémentaires.

[EDUCATION] Quand enseigner l'histoire africaine au collège devient polémique (Nouvel Obs)

Un collectif intitulé "Notre histoire c'est notre avenir" dénonce l'introduction de l'histoire africaine dans les programmes. Historiens et Education nationale s'inscrivent en faux.

Les programmes d'histoire de l'Education nationale au collège sont en train de changer depuis l'année 2009. Cette année, ce sont les classes de cinquième qui sont concernées. Et l'arrivée de ces nouveaux programmes ne se fait pas sans remue-ménages.

Depuis juillet dernier, un collectif baptisé "Notre histoire c'est notre avenir" a lancé une campagne "pour promouvoir et défendre l'histoire de France et son enseignement dans l'Instruction publique". En ligne de mire : l'enseignement de l'histoire africaine prévue par les nouveaux programmes (décidés lors du passage à l'Education nationale de Xavier Darcos). Ceux-ci, selon le collectif, auraient sacrifié l'enseignement de Louis XIV et Napoléon au profit de celui de l'histoire de l'Afrique. L'historien Dimitri Casali, l'une des principales voix qui ont porté le débat sur le devant de la scène, assure ainsi que le programme de quatrième comporte l'étude des traites négrières (3 heures) "alors que toute l'histoire de la Révolution et l'Empire est expédiée en moins de 8 heures". De même, Louis XIV, serait désormais étudié en fin de programme de cinquième "au terme d'un énorme programme sur lequel on se sera longuement attardé sur les civilisations africaines du Monomotopa et Songhaï et sur la traite orientale". Et d'ajouter : "Le risque pour Louis XIV d'être totalement passé sous silence est donc évident".

Des soutiens très politisés

C'est Benoît Crespin qui a rendu populaire ce sujet en créant un groupe du même nom sur Facebook (près de 6.800 membres à ce jour) et en lançant une pétition en ligne (environ 5.000 signatures).

En Master 2 de ressources humaines au Celsa, ce militant à l'UNI et au CNI explique sa position à Nouvelobs.com : "Le risque, c'est que les collégiens n'entendent plus parler de Louis XIV et Napoléon. Il faut aller à l'essentiel au collège. Or, l'essentiel n'est pas l'étude des civilisations africaines médiévales".

Le collectif a également recueilli le soutien de nombreuses personnalités. Max Gallo a dit craindre un "zapping" de l'histoire. Eric Zemmour a expliqué qu'on offrait ainsi "un smic culturel à toute une génération"…

Ou encore Jean-Marie Le Pen qui, dans un discours aux militants du Front national de la jeunesse, a déploré l'étude "de civilisations lointaines telles que celle de l'empire africain du Monomotopa".

De son côté, Dimitri Casali martèle que l'enseignement de l'histoire de Napoléon est supérieur à celui de l'histoire africaine car Bonaparte est "un formidable exemple d'intégration" ("un petit immigré qui ne parle pas un mot de français jusqu'à l'âge de 10 ans").

Une vision de l'histoire "conservatrice"

A y regarder de plus près, dire que Napoléon et Louis XIV disparaissent des programmes est un raccourci. Un simple coup d'œil aux programmes officiels permet de s'en persuader. Benoît Crespin en convient d'ailleurs en affirmant que cela "fait partie de notre communication". Le vrai problème qui transparaît dans le texte du collectif semble surtout être l'enseignement de l'histoire africaine au motif que cela ne fait pas partie de "notre" histoire. Le choix des mots est révélateur. Les programmes de cinquième font en effet mention de quatre propositions de civilisations à étudier : les empires du Mali, du Ghana, du Songhaï ou le Monomotopa. Le collectif ne met l'accent que sur les deux derniers sujets, c'est-à-dire les plus "exotiques".

Par ailleurs, ce même programme fait bien état de Louis XIV. Un chapitre entier est consacré à "l'émergence du 'Roi absolu'". Le bémol viendrait selon le collectif du fait que ce chapitre est étudié en fin d'année et risque donc de passer à la trappe faute de temps. Les enseignants apprécieront.

Même chose pour Napoléon qui est étudié en quatrième dans un chapitre intitulé "La révolution et l'empire". Les critiques pointent le fait que cet enseignement n'est plus chronologique et que chaque bataille napoléonienne n'est pas nécessairement mentionnée. Mais l'histoire chronologique abandonnée au profit d'une histoire plus réflexive, ce n'est pas nouveau. Le directeur du Centre d'études des mondes africains (CEMAf), Pierre Boilley, interrogé par Nouvelobs.com, explique que cette vision de l'histoire est "conservatrice" et tient plus du "roman national" que de l'histoire comme objet d'étude.

Le ministère rejette les critiques en bloc

Au final, la critique principale est que les grandes figures telles qu Napoléon ou Louis XIV ne sont pas assez (ou assez bien) enseignées. Une critique que le ministère de l'Education nationale rejette en bloc. Interrogé par Nouvelobs.com, l'historien et doyen du groupe histoire-géographie de l'Education nationale, Laurent Wirth parle sans ambages : "Cette polémique n'a aucune raison d'être. Il suffit d'ouvrir les programmes pour voir que Louis XIV et Napoléon y figurent. Ces gens ne supportent tout simplement pas qu'on introduise l'histoire de l'Afrique dans les programmes".

Peut-être que le collectif a-t-il tout simplement pris trop à cœur les mots du chef de l'Etat prononcés à Dakar en 2007 ? "Le problème de l'homme africain, c'est qu'il n'est pas assez rentré dans l'histoire".

dimanche 3 octobre 2010

[MAQUIS LYON] Echec des négociations entre Agui et Tino pour la réouverture de l'Espace Afidec

Cette fois le dialogue semble rompu pour de bon entre le propriétaire du local situé rue Dansart dans le 7e à Lyon et Tino de la Rocca. En effet, après avoir occupé l'espace Afidec pendant plus d'un an, Tino comptait bien reprendre l'exploitation de ce lieu afin de satisfaire ces nombreux clients fidèles à ses grillades. Aujourd'hui, les négociations sont au point mort et on murmure à la Guillotière que le propriétaire Agui aurait trouvé une autre personne intéressée à des prix plus élevés. Affaire à suivre…

samedi 2 octobre 2010

[HOMOPHOBIE] Concert stéphanois annulé pour les rappeurs de Sexion d'assaut (Le Progrès)

Sexion d'assaut n'est pas le bienvenu à Saint-Etienne. Suite aux propos homophobes assumés du collectif de rappeurs parisiens, le producteur stéphanois C'Kel Prod a décidé d'annuler le concert prévu le 16 cotobre au Fil.

"Désolé", c'est le titre avec lequel Sexion d'assaut a connu le succès ces derniers mois sur les ondes. Désolés, les membres de ce collectif de rappeurs vont finir par l'être vraiment.

Après Angers, c'est Saint-Etienne qui refuse d'accueillir leur tournée. En accord avec Le Fil, la salle de spectacle stéphanoise où devait jouer le groupe de rap, le producteur régional C'Kel Prod a décidé de ne pas maintenir le concert prévu le 16 octobre.

Motif invoqué: "Les événements qui se sont déroulés ces derniers jours et la polémique grandissante suscitée par les propos homophobes du groupe". En effet, la première grande tournée de Sexion d'assaut débute dans l'agitation.

Au coeur de la polémique, les déclarations au magazine "International Hip hop" de Lefa, le leader du collectif: "Pendant un temps, on a beaucoup attaqué les homosexuels parce qu'on est homophobe à cent pour cent et qu'on l'assume". "Le fait d'être homosexuel est une déviance qui n'est pas tolérable", ajoutait-il dans cet entretien qui a suscité un buzz négatif sur le net.

Lefa s'est depuis excusé, mais plusieurs associations de défense des homosexuels se sont indignées des paroles sans équivoques relevées dans plusieurs titres de son groupe.

Les billets pour le concert stéphanois seront remboursables à partir du 5 octobre.