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lundi 30 août 2010

[POLITIQUE] Jean-Marie Le Pen conteste à Eva Joly le droit d'être candidate à la présidentielle (L'Express)

Le président du FN se justifie en mettant en cause son absence de "lien direct" avec la France, "même pas celui de la naissance".
Le président du Front national (FN), Jean-Marie Le Pen, a contesté dimanche à Eva Joly, élue d'origine norvégienne, le droit de se présenter à l'élection présidentielle en raison de son absence de "lien direct" avec la France, "même pas celui de la naissance". Interrogé par la presse, lors de l'université d'été du Front national de la Jeunesse dans le Pas-de-Calais, sur une possible candidature de l'eurodéputée écologiste en 2012, M. Le Pen a répondu : "C'est une avancée du mondialisme, vous ne vous étonnerez pas qu'elle ne me soulève pas d'enthousiasme".

"Elle sera candidate, ça ne veut pas dire qu'elle sera président"

"C'est une question de bon sens et de pudeur, une question de bienséance, on ne se présente pas à la présidence de la République d'un pays avec lequel on n'a pas de lien direct, même pas celui de la naissance", a-t-il poursuivi. "Mme Joly a été un éphémère juge d'instruction réputé pour sa sévérité plus que pour le succès de ses instructions", a aussi jugé le président du FN avant d'ajouter : "Elle sera candidate, ça ne veut pas dire qu'elle sera président, Dieu merci !"

Il y a huit jours, lors de leurs journées d'été à Nantes, les Verts et Europe Ecologie avaient lancé Eva Joly dans la course à la présidentielle, une candidature qui semble faire consensus chez les écologistes même si rien n'est encore officiellement décidé. Née à Oslo, elle était arrivée en France à 20 ans pour être jeune fille au pair dans une famille parisienne. Elle avait épousé dans les années 1960 un des fils de cette famille, avec lequel elle a eu deux enfants.

[IMMIGRATION] La France, une vraie fausse championne d'Europe de la naturalisation (Le Point)

Au terme d'un été sous le signe de la radicalisation des politiques d'immigration et de sécurité du gouvernement - "discours de Grenoble" de Nicolas Sarkozy, accélération des expulsions de Roms en situation illégale -, le projet de loi Besson "relatif à l'immigration" sera présenté le 27 septembre à l'Assemblée nationale, avec, en prime, deux amendements sur la déchéance de la nationalité. Une mesure anecdotique dans les faits, mais qui devrait peser vu le tollé qu'elle a suscité chez nombre d'historiens et de juristes cet été. Interrogé sur ce sujet par Le Point.fr, le spécialiste de la nationalité Paul Lagarde précisait : "On a raison de critiquer ce type de mesure, mais il ne faut pas oublier que le droit de la nationalité est très ouvert en France, si l'on compare à d'autres pays."

Par rapport à ses voisins européens, la France figure toujours sur le podium du plus grand nombre d'octrois de nationalité. Selon les chiffres les plus récents fournis par l'institut de statistiques européen Eurostat, et qui ne traduisent pas de façon évidente l'évolution de la politique d'immigration dans l'Hexagone, la France était même championne d'Europe en 2008, avec un peu plus de 137.000 acquisitions de la nationalité - parmi lesquelles environ 108.000 naturalisations par décret et par mariage -, devant le Royaume-Uni et l'Allemagne, qui pointent respectivement à 129.000 et à 94.000 acquisitions.

Des chiffres à nuancer

Au total, en 2008, 696.000 personnes ont acquis la nationalité de l'un des 27 pays de l'UE, c'est-à-dire 11.000 de moins qu'en 2007. Un changement pourtant peu significatif pour Fabio Sartori, d'Eurostat : "Il est difficile de dégager une tendance unique en Europe, explique-t-il. Il y a eu une baisse générale engendrée par les diminutions dans de vieilles terres d'immigration comme au Royaume-Uni, en Allemagne. Mais, d'un autre côté, on observe des hausses importantes au Portugal et en Roumanie, par exemple. Avec des causes spécifiques : pour le Portugal, cela relève d'un véritable changement de philosophie dans ce pays, qui a facilité l'acquisition de la nationalité aux mineurs notamment. Quant à la Roumanie, ces chiffres sont liés à une politique spécifique visant les populations d'origine moldave et ukrainienne."

D'autre part, le rapport d'Eurostat démontre que la Suède arrive en tête de ce classement si l'on compare le nombre d'octrois de la nationalité au nombre de résidents étrangers dans le pays - 54 octrois pour 1.000 résidents étrangers en Suède, contre 23 pour 1.000 en moyenne dans l'UE -, mais aussi si on le compare à la population totale - 3,3 pour 1.000 habitants en Suède, 2,1 pour 1.000 en France, 1,4 dans l'UE en moyenne. "Ces chiffres reflètent tout simplement des décennies de politique active en faveur des nationalisations en Suède", explique Fabio Sartori.

Beaucoup d'expulsés sur le papier, moins dans les faits

Mais les chiffres de la France ne trompent pas en ce qui concerne la question de l'intégration. Ses résultats récents, notamment en matière de travail des immigrés, sont très en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE, selon une étude réalisée par l'organisation internationale en 2006. La France y est moyennement ou mal classée sur le plan de l'intégration par le travail et les contributions à l'emploi, par rapport aux autres terres d'immigration européennes, en particulier pour l'immigration récente : 8,1 % des employés français sont issus de l'immigration récente (moins de 10 ans de présence), alors que la moyenne des pays de l'OCDE se situe à 14,5 %, avec les exemples notables de l'Espagne (30,2 %), du Royaume-Uni (18,9 %) et de l'Irlande (26 %). Et l'écart se creuse encore lorsque l'on ne s'attache qu'aux professions dites "hautement qualifiées" (selon la Classification internationale type des professions) : la France ne compte que 5,9 % de "migrants récents" dans ces professions alors que la moyenne de l'OCDE est à 10,6 %.

Quant aux ressortissants de pays tiers que la France renvoie chez eux, elle ne se distingue pas par sa dureté, mais plutôt par son manque d'efficacité à faire appliquer sa politique : 14.289 personnes se sont vu refuser l'entrée aux frontières extérieures de l'Hexagone en 2009, presque 2.500 de moins qu'en 2008. Un chiffre moyen à nuancer - il est, par exemple, incomparable avec celui de l'Espagne qui s'élève à 387.000 -, mais qui reste inférieur à celui du Royaume-Uni (20.480). En revanche, la France est largement en tête si l'on rapporte le nombre de personnes faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire et celles l'ayant effectivement quitté : 97.515 en 2008 pour les premières, 19.470 pour les secondes. Un écart important qui, cela n'a rien d'un hasard, s'est réduit lentement mais sûrement ces dernières années.

[BURKINA FASO] Canard enchaîné made in Ouaga (Le Monde)


Le Journal du Jeudi, célèbre hebdomadaire satirique burkinabé, fête ses vingt ans. Ce disciple du Canard enchaîné a rapidement imposé son style décalé, ses bandes dessinées, ses caricatures d'hommes politiques, ses éditos au vitriol et ses jeux de mots en “français d'Afrique”.

Le JJ se vend à plus de 10 000 exemplaires par semaine. Un très bon résultat pour l'Afrique francophone, où les populations n'ont pas toujours les moyens d'acheter la presse. Ce titre a vu le jour au moment où un vent de liberté a commencé à souffler sur l'Afrique. Au lendemain de la chute du mur de Berlin et du discours de La Baule, prononcé par François Mitterrand. Ces titres frondeurs se sont épanouis avec la démocratisation d'une grande partie du continent.

La presse satirique a des émules dans d'autres pays d'Afrique francophone. Le Lynx s'est imposé en Guinée Conakry. Tout comme Le Canard du golfe à Cotonou, au Bénin. Gbich s'est vendu à des centaines de milliers d'exemplaires en Côte d'Ivoire. Il a toujours beaucoup de succès, dans les “librairies par terre ” (de rue) tout comme sur le net (www.gbich.com).

À Dakar, au Sénégal, Le Cafard libéré a longtemps fait florès. Allant jusqu'à imiter la maquette du Canard enchaîné. “Le succès de cette presse est l'expression de l'amour de l'Afrique pour la satire et les bons mots”, souligne l'écrivain béninois, Marcus Boni Teiga. Elle a un bel avenir devant elle. Le Journal du Jeudi et les autres auront l'occasion de fêter encore bien des anniversaires.

[ANTILLES]l’Etat augmente, un peu, son aide face à l’épidémie (France Info)

200.000 euros supplémentaires, 300 volontaires du Service civique, et remboursement des examens de dépistage. L’Etat mobilise davantage de moyens pour lutter contre l’épidémie de dengue aux Antilles. Des décisions annoncées sur place par la ministre de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard, et la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

“Avec le ministre Jean-Louis Borloo, nous nous sommes rapprochés de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) pour que les moyens des agences régionales soient renforcés et qu’une enveloppe de 200.000 euros leur soit attribuée...Le président de l’Agence nationale du service civique, Martin Hirsch, est intervenu aussi pour que 150 volontaires soient affectés en Martinique et 150 volontaires mobilisés en Guadeloupe”a affirmé la ministre de l’Outre-mer.

[MADAGASCAR] L'ancien président malgache condamné aux travaux forcés (Libération)


L’ancien président malgache Marc Ravalomanana a été condamné samedi par contumace aux travaux

forcés à perpétuité dans le procès des auteurs d’une tuerie où la garde présidentielle avait

tiré sur la foule en 2009.

«M. Ravalomanana a été condamné par défaut aux travaux forcés à perpétuité pour meurtre et

complicité de meurtre,» a déclaré par téléphone Me Hanitra Razafimanantsoa, l’une des avocats

du président évincé, exilé en Afrique du Sud depuis mars 2009.

Le 7 février 2009, la garde présidentielle, dissimulée, avait tiré sans sommation sur une

foule qui se dirigeait vers le palais abritant les bureaux du président, dans le centre-ville

de la capitale, faisant au moins une trentaine de morts et plus d’une centaine de blessés.

Parmi les dix-huit autres co-accusés dans le procès, qui s’est déroulé cette semaine devant la

Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo, quatorze ont écopé d’une peine de travaux forcés à

perpétuité.

Les accusés ont été seulement défendus par deux assesseurs, leurs avocats ayant choisi de

quitter les débats dès le début, considérant qu’il y avait «violation flagrante des droits de

la défense», selon Me Razafimanantsoa. «Les voies de recours désormais sont l’opposition et le

pourvoi en cassation, on verra ce qu’on va faire,» a annoncé l’avocate.

«Pour lui, ce n’est pas une décision sérieuse car la justice actuelle est trop

instrumentalisée par le régime en place,» a-t-elle indiquée, jugeant que «le but est de le

condamner pour qu’il ne puisse pas rentrer (à Madagascar) et se présenter aux élections

futures».

Le procès a suscité beaucoup de remous, les partisans des deux camps assistant en nombre aux

audiences.

Le 7 février 2009, Andry Rajoelina, alors maire d’Antananarivo et opposant à Marc

Ravalomanana, s’était déclaré «en charge des affaires du pays» après des semaines de

confrontation et de manifestations publiques. Il avait nommé un «Premier ministre» que des

milliers de partisans avaient voulu installer au Palais présidentiel, lieu de la fusillade.

Madagascar est plongée dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à

l’éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana et à son remplacement par son principal

opposant Rajoelina, alors soutenu par l’armée.

dimanche 29 août 2010

[AMBIANCE] Eloh Dj le créateur du bobaraba en spectacle ce vendredi 3 septembre au Black and White à Lyon

Eloh Dj le créateur du bobaraba en spectacle ce vendredi 3 septembre au Black and White 18 quai Romain Roland 69005 Lyon

http://www.facebook.com/elohdj

vendredi 27 août 2010

[FICTION] TV5MONDE présente deux sitcoms africaines au 12ème Festival de La Rochelle

TV5MONDE présente du 8 au 12 septembre 2010 deux sitcoms africaines au Festival de la Fiction TV de La Rochelle :
« Dr Boris » (Côte d’Ivoire) et « Commissariat de Tampy » (Burkina Faso) – hors compétition.
Après le succès de la rencontre entre l’Afrique et La Rochelle initiée l’an passé, la chaîne francophone
internationale accompagne à nouveau la fiction africaine dans ce rendez-vous de la création
audiovisuelle. Le développement des séries africaines permet d’aborder, sur ce continent partagé entre quête de modernité
et poids des traditions, des thèmes encore souvent tabous ou difficiles comme les relations au travail, l’immigration, la
sexualité… tout en évoluant dans un décor familier. En pleine expansion, ces séries sont devenues de véritables phénomènes
de société, et les piliers de la programmation des chaines nationales. TV5MONDE les diffuse sur son signal Afrique et
dorénavant sur TV5MONDE+Afrique, la WebTV dédiée au continent lancée en mai dernier, favorisant ainsi plus encore la
circulation et l’exposition de ces oeuvres.


DR BORIS
52 x 26’. Pays: Côte d’Ivoire
Producteur : Initiativ / Les Studios Omnicom
(Leon Konan KOFFI)
Coproducteurs/Partenaires TV : RTI (Côte d’Ivoire, 2STV (Sénégal), LCF (Togo),
ORTB (Bénin), Canal 2 (Cameroun), ORTM (Mali), RTB (Burkina Faso), Télé Sahel (Niger)
Réalisateurs : Michael KONAN, Yao MAFFILI, Aissa N’DAW
Année de production : 2008.
Diffusion sur TV5MONDE Afrique et TV5MONDE+Afrique en 2010.

Boris, jeune médecin généraliste des années 2000, exerce
dans une clinique privée appartenant au Professeur Bamba.
Sur le plan professionnel, le Docteur Boris est apprécié
par ses collaborateurs et surtout par son employeur, le
Professeur Bamba qui n’hésite pas à lui confier des responsabilités.
Malheureusement, la vie que ce jeune médecin
marié mène en dehors du cadre du travail est loin d’être
exemplaire. Ses nombreuses aventures extraconjugales
vont l’amener à croiser le chemin d’Alice Bamba, la nièce
du Professeur Bamba, à qui il se présente comme étant le
propriétaire de la clinique où il officie…

La série « Dr Boris » connaît un grand succès en Afrique.
TV5MONDE la propose gratuitement au monde entier sur la Web TV « TV5MONDE+AFRIQUE », dans la boucle des
programmes ou à la demande. http://www.tv5mondeplusafrique.com

Projection à La Rochelle :
Jeudi 9 septembre 2010 à 14h45 (salle 2)
3 épisodes



COMMISSARIAT DE TAMPY
52x26’. Pays : Burkina Faso
Producteur : Faso Films & Com (Missa HÉBIÉ)
Coproducteurs/Partenaires TV: RTB (Burkina)
Réalisateur : Missa HÉBIÉ
Année de production : 2007.
Diffusion TV5MONDE Afrique en 2008.

La petite équipe du commissariat de Tampy doit désamorcer
des crises et des conflits souvent violents, nés des
difficultés de la vie quotidienne dans un quartier populaire
d’une ville africaine. Basé sur des faits divers authentiques,
traités sur un ton humoristique, chaque enquête raconte le
quotidien de la population de Tampy, où chacun cherche
un moyen pour sortir de sa condition précaire et se met
parfois en marge des lois de la société.

Projection à La Rochelle :
Vendredi 10 septembre 2010 à 15h00 (salle 6)
3 épisodes