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mercredi 16 septembre 2009

[USA] Pour Jimmy Carter, la colère exprimée contre Obama est liée au racisme (Le Monde)

e pense qu'une part écrasante de l'intense animosité qui s'est exprimée envers le président Barack Obama tient au fait qu'il est noir, qu'il est afro-américain", a déclaré Jimmy Carter, 84 ans, dans une interview diffusée mardi 15 sur la chaîne NBC.

(Source : Le Monde)

"Je vis dans le Sud" des Etats-Unis (dont l'histoire a été marquée par l'esclavage et une discrimination raciale longtemps institutionnalisée), "et j'ai vu le Sud faire beaucoup de chemin", a poursuivi M. Carter, qui vit en Géorgie (sud-est).

"Mais cette tendance raciste existe toujours, et je pense qu'elle est remontée à la surface en raison d'un sentiment partagé par beaucoup de Blancs, pas seulement dans le Sud mais dans l'ensemble du pays, pour qui les Afro-Américains ne sont pas qualifiés pour diriger ce grand pays. C'est quelque chose d'abominable, qui me chagrine et me préoccupe profondément."

La semaine dernière, le représentant de Caroline du Sud Joe Wilson a crié "vous mentez" pendant le discours solennel du président sur la réforme de la santé devant les deux chambres du Congrès, et des milliers de manifestants ont protesté dans les rues de Washington contre la politique du président Obama. Certains observateurs démocrates ont déjà relié cette opposition au premier président noir du pays à la couleur de sa peau.

La romancière chilienne Isabel Allende partage cette opinion. "L'élection d'Obama a été fascinante […] mais il y a beaucoup de racisme subliminal, caché, dans l'opposition à Obama, actuellement aux Etats-Unis", a-t-elle déclaré à Madrid lors de la présentation de son dernier livre La Isla Bajo el Mar.

"On sent [que] beaucoup de gens […], surtout des personnes âgées, de droite, élevées dans un monde où s'appliquait la ségrégation, très raciste, […] profondement irrités par l'idée de voir une famille comme celle d'Obama à la Maison Blanche."
Mme Allende, 67 ans, est la nièce de l'ancien président de gauche chilien Salvador Allende, renversé par un coup d'Etat militaire en 1973.

[IMMIGRATION] Pour Sarkozy, "les tests ADN ne servent à rien" (L'Express)

Le chef de l'Etat a voulu apaiser la polémique sur les tests ADN en soutenant son ministre de l'immigration. Dimanche 13 septembre, Eric Besson avait annoncé son intention de ne pas signer les décrets d'application instaurant les tests ADN pour les candidats au regroupement familial.

(Source : L'Express)

Nicolas Sarkozy a lancé que "tout le monde sait que les tests ADN ne servent à rien", lors d'une rencontre à l'Elysée mardi avec les députés UMP.

Nicolas Sarkozy a reconnu la maladresse de sa majorité sur les tests ADN.

REUTERS/Michel Euler/Pool

Nicolas Sarkozy a reconnu la maladresse de sa majorité sur les tests ADN.

"Cette affaire de tests ADN a été la première grosse polémique de mon quinquennat", à l'automne 2007, a déclaré le président de la République avant d'ajouter: "On a été très maladroits, les tests ADN sont venus sans préparation, on n'a rien expliqué et ça a explosé" à l'époque.

"Tout le monde sait que les tests ADN ne servent à rien. Du coup, ça a créé un trouble. Cette histoire est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire", a-t-il dit selon ces témoins. Brice Hortefeux était ministre de l'Immigration au moment du vote de ce texte controversé.

Alors que l'actuel ministre de l'Immigration Eric Besson a provoqué la colère des responsables parlementaires UMP en annonçant sans les prévenir son refus de signer les décrets d'application sur les tests ADN, M. Sarkozy a commenté: "Besson n'a peut-être pas été très habile mais il a été de bonne foi".

Les députés critiquent Besson

Lors d'une réunion du groupe UMP à l'assemblée, Jean-François Copé a ouvert les débats en lançant au ministre d'ouverture: "ça pose un problème de principe et de procédure. Tu affaiblis le Parlement. Tu aurais dû en parler au président de la commission des Lois (Jean-Luc Warsmann -ndlr-) et, accessoirement, à moi".

Selon des témoins, Eric Besson a répondu: "j'ai l'impression que c'est comme au PS ici. Les soutiens sont privés et la critique est publique. J'ai reçu beaucoup de mails et de SMS de soutien." Des propos qui ont tendu un peu plus le climat déjà très électrique de la réunion.

"Je ne peux pas entendre ça", a répliqué le député de Paris, Jean-François Lamour, en quittant la salle Colbert.

Le vice-président du groupe, Jean Leonetti, a également interpellé M. Besson: "Tu ne peux pas dire des trucs pareils. Moi, j'étais très réservé sur les tests ADN mais on avait finalement trouvé un compromis" lors du vote du texte à l'automne 2007. "L'exécutif ne peut pas nous faire ça sans nous prévenir", a-t-il ajouté.

En refusant de signer le décret sur les tests ADN pour les candidats au regroupement familial, "tu apparais comme le gentil ministre et Hortefeux comme le méchant raciste", lui a-t-il encore reproché, dans une allusion à la polémique suscitée par la diffusion sur internet d'une vidéo tournée au campus de l'UMP.

mardi 15 septembre 2009

[IMMIGRATION] Cafouillages à l'UMP autour des tests ADN (Le Nouvel Obs)

François Fillon et Brice Hortefeux sont solidaires d'Eric Besson, qui refuse de signer le décret d'application de la loi, en désaccord avec Jean-François Copé. L'UMP plaide pour une concertation.

Eric Besson et François Fillon. (Sipa)

Eric Besson et François Fillon. (Sipa)

Le porte-parole de l'UMP, Dominique Paillé, a dit lundi 14 septembre que son parti voulait une nouvelle concertation entre le gouvernement et le Parlement sur les tests ADN en vue du regroupement familial. Le ministre de l'Immigration Eric Besson a annoncé dimanche qu'il ne signerait pas le décret d'application sur les tests ADN pour le regroupement familial, en affirmant qu'il n'était pas "en mesure" de "respecter l'esprit et la lettre de la loi".

(Source : Le Nouvel Obs)

"A l'UMP, nous souhaitons qu'il y ait une concertation à nouveau entre le gouvernement et le Parlement (sur les tests ADN, ndlr)". Ceci "pour que ce texte, qui nous apparaît important voire essentiel, puisse être appliqué dans d'excellentes conditions", a expliqué Dominique Paillé lors d'un point presse.
"Tout le monde souhaite la mise en oeuvre de cette loi, Tout le monde souhaite qu'elle soit efficace. Et, pour qu'elle soit efficace, il faut que le décret d'application à publier le soit aussi et aujourd'hui, il est en proie à des questions techniques qu'il va falloir résoudre", a fait valoir le porte-parole de l'UMP.

"Parcours chaotique" du texte


"Au coeur du sujet, il y a le parcours chaotique" de ce texte, a dit l'autre porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, en rappelant que l'Assemblée nationale en avait été à l'initiative et qu'il avait été recadré par le gouvernement, modifié par le Sénat et corrigé par le Conseil constitutionnel.
"On voit bien aujourd'hui que l'exécutif n'est pas en état d'appliquer la loi telle qu'elle a été votée, puis corrigée", a-t-il constaté, en saluant l'attitude du ministre de l'Immigration comme "un nouveau comportement politique".
"Je pense que cela doit être salué alors que la pratique gouvernementale depuis des décennies a souvent été de prendre des décrets d'application non-applicables", a-t-il expliqué.
"Cela fait partie d'un nouveau mode de gouvernance. Quand un décret n'est pas applicable, il faut le dire, en tirer les conséquences et se remettre autour de la table pour voir si on peut atteindre l'objectif qui a été fixé au départ", a-t-il ajouté.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a pour sa part affirmé que la loi sur le recours aux tests ADN avait été votée et devait donc être appliquée.

Défense de Fillon et d'Hortefeux


De son côté, François Fillon a défendu lundi la décision de son ministre. Il s'agit d'un "texte très équilibré, qui contient à la fois des dispositions visant à mettre en œuvre les tests ADN et des garanties pour les personnes", a souligné sur RTL le Premier ministre.
"Pour le moment, nous n'arrivons pas à mettre en œuvre ces garanties. Donc il n'est pas question d'appliquer seulement une partie du texte voté par le Parlement, donc ces garanties ne sont pas applicables. Nous ne mettrons pas en œuvre ce texte", a poursuivi le chef du gouvernement, en marge d'une visite à Moscou.
"On va rediscuter avec le Parlement des conditions de la mise en œuvre de ces tests ADN", a-t-il précisé.
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux s'est lui aussi dit "solidaire" de la décision d'Eric Besson.
"Si le ministre de l'Immigration a pris cette décision, c'est qu'elle devait être bonne au regard des impératifs qui étaient les siens", a répondu Brice Hortefeux a une question sur les tests ADN en marge de la mise en place de la police d'agglomération à la Préfecture de Police de Paris.
"Eric Besson, qui a tous les éléments d'appréciation sur la mise en place de cette réforme, a indiqué la position qui était la sienne et par définition dans un gouvernement je suis totalement solidaire" a ajouté Brice Hortefeux.

lundi 14 septembre 2009

[MEMOIRE] "Débaptiser les rues de négriers" (Le Figaro)

Une association basée à Bordeaux (sud-ouest) a lancé une campagne nationale destinée à "débaptiser les rues portant des noms de négriers", un projet que le maire de la ville, l'ancien Premier ministre Alain Juppé juge "absurde".

L'association Diverscités, qui se présente comme une "Fondation européenne du mémorial de la Traite des Noirs" entend faire débaptiser des rues principalement à Bordeaux et à La Rochelle (sud-ouest), ainsi qu'à Nantes et au Havre (ouest).

(Source : Le Figaro)

"On ne peut pas accepter la reconnaissance publique attribuée à des gens coupables de crime contre l'humanité", a affirmé à l'AFP Karfa Diallo, président de l'association. "L'idée, c'est quand même de changer le nom de ces rues", dit-il même s'il invite aussi à réfléchir à une alternative qui consisterait à apposer une plaque explicative à côté du nom de la rue. Diverscités dont le texte de la pétition est consultable sur son site internet (www.diverscites.eu) dit s'inscrire "dans une démarche pédagogique".

"Je ne vais pas m'engager dans une telle procédure (...), c'est absurde", a réagi lundi Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, interrogé par l'AFP. "Ces rues ont été baptisées parfois bien des années après que le commerce triangulaire a été interrompu. (...) Surtout c'est une question de principe, on ne va pas se mettre à débaptiser toutes les rues. Les familles ne sont pas responsables de ce qui s'est passé", a-t-il ajouté.

A Bordeaux, Diverscités aurait déjà recueilli, selon son président, 2.500 signatures depuis le lancement de la campagne le 23 août, journée internationale du souvenir de la traite des noirs. M. Diallo table sur 10.000 signatures par ville, qui seraient remises aux maires le 10 mai, date de la commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage.

[IMMIGRATION] Eric Besson enterre les tests ADN (Libération)

Le ministre de l'Immigration a annoncé dimanche qu'il n'était pas en mesure de «respecter l'esprit et la lettre de la loi».

Le ministre de l'Immigration Eric Besson s'exprime lors d'un point presse, le 12 mai 2009, à Paris

Le ministre de l'Immigration Eric Besson s'exprime lors d'un point presse, le 12 mai 2009, à Paris (AFP Lionel Bonaventure)

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a annoncé dimanche sur Europe 1 qu'il ne signerait pas le décret d'application sur les tests ADN pour le regroupement familial, en affirmant qu'il n'était pas "en mesure" de "respecter l'esprit et la lettre de la loi".

(Source : Libération)

"Je ne signerai pas ce décret d'application pour une raison simple. Je ne suis pas en mesure dans les délais impartis par la loi, 31 décembre 2009, de respecter l'esprit et la lettre de la loi", a expliqué Eric Besson, ajoutant : "Le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d'application n'est pas possible en l'état".

La France a adopté en 2007 l'expérimentation de tests ADN pour le regroupement familial dans la loi sur la maîtrise de l'immigration, avec des modalités restreintes par le Sénat par rapport à l'amendement initial, qui avait déclenché de nombreuses protestations.

"La loi a voulu encadrer très strictement cette expérimentation", a expliqué le ministre lors de l'émission "Le Grand rendez-vous Europe 1/Aujourd'hui en France".

"Seule la mère, sur une base volontaire, doit pouvoir demander ces tests d'empreinte génétique", mais la loi "a dit aussi qu'il fallait assurer la confidentialité absolue des données, ne pas créer de fichier et veiller à la sécurité absolue (...) de la chaîne logistique", a expliqué M. Besson.

"Et moi je ne peux pas, dans le délai imparti, respecter et l'esprit et la lettre de la loi", a conclu le ministre, expliquant par exemple : "Nos consulats ne sont pas équipés pour ces empreintes génétiques".

"Eric Besson s'est montré courageux. Je lui dis : Chapeau!. Faire une loi sur les tests ADN est inacceptable", a déclaré à l'AFP Patrick Gaubert, président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

Rappelant que la Licra était contre cette loi, M. Gaubert a ajouté : "Eric Besson m'avait dit qu'il ne signerait pas ce décret. Il a eu le courage d'aller jusqu'au bout malgré, certainement, des pressions venant de la droite et de la gauche. C'est très bien."

(AFP)

mercredi 9 septembre 2009

[RACISME] Tintin: le CRAN va saisir Mitterrand (Le Figaro)

Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) demande au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand de se prononcer sur l'éventuel ajout d'un avertissement en préambule à l'album "Tintin au Congo". L'ouvrage a été sévèrement critiqué pour ses relents racistes tant par les fans que par les critiques. Sortie en 1931, alors que la Belgique colonisait encore le Congo, la bande dessinée narre les péripéties du petit journaliste blanc dans cette terre africaine où une population noire présentée comme stupide finit par le vénérer comme un dieu, lui mais aussi son chien Milou.

(Source : Le Figaro)

Le CRAN se dit "favorable" dans un communiqué "à ce qu'un additif soit placé en préambule de l'ouvrage pour rappeler, notamment à l'intention du jeune public, que cet album est à lire avec la distance nécessaire à toute caricature". L'organisation, qui dit avoir "d'abord exploré la voie d'une discussion avec les éditions Casterman", demande au ministre de la Culture de se prononcer sur cet album. "Il appartient aussi à l'Etat de prendre ses responsabilités et de trancher cette question".

L'album est le deuxième d'une série de 23 qui retracent les aventures de Tintin, le reporter intrépide, et de son célèbre petit chien blanc Milou. Tous numéros confondus, il s'en est vendus 220 millions d'exemplaires dans le monde, traduits en 77 langues. Hergé lui-même avait confessé son embarras.

mardi 8 septembre 2009

[COMMUNAUTES] Un jeune d'origine cap-verdienne tué lors d'une rixe dans le Vacluse (Le Parisien)

Affrontements au Pontet : «Pas de place pour le communautarisme»

«Il n'y a pas de place sur le territoire français pour le communautarisme», a déclaré , le ministre de l'Intérieur qui s'est rendu lundi au Pontet () où un homme est et deux autres ont été blessés au cours de très violents affrontement entre communautés turques et maghrébine dimanche soir.

Quatre personnes, d'origine turque, âgées de 16, 21, 22 et 49 ans, ont été placées en garde à vue lundi.

(Source : Le Parisien)

Agée de 22 ans, l'homme d'origine cap-verdienne, a été mortellement blessé dimanche au Pontet (à 7km d'Avignon) d'un coup de couteau alors qu'il tentait de s'interposer dans la rixe, point culminant d'une forte tension entre les deux communautés ayant pour origine probable un vol d'autoradio.

«La République ne tolère pas les bandes et le communautarisme»

Le ministre de l'Intérieur a déclaré souhaiter «tout mettre en oeuvre pour que ce drame ne se reproduise pas». Il a salué la «réactivité» des forces de gendarmerie intervenues dimanche soir et le rôle joué, selon lui, par les responsables des associations turques et musulmanes pour apaiser la situation. La France doit également éviter «le risque des bandes», a-t-il ajouté, évoquant la mise en place «bientôt (d')une législation qui nous permettra d'être encore plus efficaces». «Lorsqu'il y aura constitution de bande avec volonté d'atteinte aux personnes comme aux biens, il y aura sanction, jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende», a-t-il précisé.

«La République ne tolère pas ces deux fléaux potentiels que sont les bandes et le communautarisme, car le risque existe», a-t-il insisté, assurant que «les responsables de ce décès comme des blessés seront identifiés, interpellés et sanctionnés durement».

Une centaine de jeunes s sont battus

Dimanche, une centaine de jeunes se sont battus à coups de couteau et de battes de baseball vers 18 h 40 dans la rue principale du centre-ville du Pontet. Trois hommes ont tenté de s'interposer pour mettre fin à la bagarre. Les deux premiers, des frères âgés de 16 et 18 ans, ont été hospitalisés. Le troisième du quartier Saint-Louis est décédé à l'hôpital d'Avignon. Il a reçu un coup de couteau au thorax, au dessous du coeur.

Pour éviter les représailles, la préfecture du Vaucluse a mobilisé un escadron de 60 gendarmes, et la nuit a été calme. Interrogé ce matin par nos confrères de France Info, le maire du Pontet, Alain Cortade, s'est montré très attristé par ces violences. «Je suis très déçu, nous faisons beaucoup de choses, associatives, sociales» dans la ville, a-t-il expliqué. «Je veux du calme dans ma ville».

L'élu a prévu de réunir ce lundi matin les présidents d'associations des communautés concernées, avec la police et la gendarmerie, pour rappeler tout le monde à l'ordre. Selon lui, les tensions ne sont pas récurrentes au Pontet. La dernière remonterait à trois ans, pour une rivalité amoureuse.