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vendredi 15 janvier 2010

[CAN 2010] Côte d'Ivoire : 3 - Ghana 1, la Côte d'Ivoire qualifiée pour les quarts (Le Monde)


90 +2 But BUT de Gyan pour Ghana! Gyan se fait justice lui-même et prend Barry à contre-pied, 3-1 pour la Côte d'ivoire.
90 But BUT de Drogba pour la Côte d'Ivoire! Kader Keita réalise un petit festival sur la gauche, il efface deux joueurs avant de centrer parfaitement au second poteau où Drogba s'élève et place sa tête hors de portée de Kingson. 3-0 pour les Eléphants!
66 But BUT de Tiéné pour la Côte d'Ivoire! Il est magnifique! Sur un coup franc complètement excentré côté droit, Siaka Tiéné s'élance et déclenche une frappe enroulée de son pied gauche. Kingson avait légèrement anticipé sur un centre dans le paquet, il est surpris par la trajectoire rentrante qui termine sa course dans la lucarne gauche. Les Ivoiriens mènent 2-0!
22 But BUT de Gervinho pour Côte d'Ivoire! Alors que les Black Stars sont à l'attaque, Gervinho récupère et part en contre sur la gauche, il trouve le relais de Yaya Touré qui lance parfaitement Kalou sur la droite, dans la surface, le joueur de Chelsea lève la tête et adresse une passe plus que décisive à Gervinho qui trompe Kingson à bout portant du plat du pied droit. 1-0 pour la Côte d'ivoire!

[MUSIQUE] Richard Bona, le blues sans frontières (Le Monde)

Le blues n'est né ni en Afrique ni dans le delta du Mississippi. Parole de Bona ! Gonflé, le gaillard ! Un peu radical, à côté de la plaque, Richard Bona ? Suspecté de dire n'importe quoi pour se faire remarquer ? Ce n'est pas le genre. Bassiste de jazz et chanteur au talent sûr, apprécié autant pour ses qualités humaines que musicales, Richard Bona est une crème. Un type bien, gentil, humble, généreux. Une belle âme.

Tous ceux qui le fréquentent et l'ont approché s'accordent à le dire. Depuis le Cameroun, où il naît en 1967 et qu'il quitte à l'âge de 20 ans pour l'Europe (l'Allemagne, pendant deux mois, puis la France), jusqu'aux Etats-Unis, où il s'installe au mitan des années 1990. Alors quoi ? Le blues est partout, affirme-t-il. Universel, dirait-on pour simplifier. C'est ce qu'il entend démontrer à travers The Ten Shades of Blues ("Les dix nuances du blues"), son nouvel album (Universal Jazz).

Le blues, il le voit d'abord "comme une gamme de cinq notes, présente dans différentes traditions et expressions musicales. On le trouve dans le Mississippi, en Afrique de l'Ouest, mais aussi en Irlande, dans le flamenco, dans des endroits où il n'y a aucune traçabilité pouvant démontrer que ce sont des Noirs qui l'ont amené là. Les origines du blues sont très mystérieuses..." Richard Bona est friand de ce genre d'énigme.

Il porte en lui quelque chose de mystérieux, assure son compatriote, le saxophoniste Manu Dibango, l'une des nombreuses célébrités avec lesquelles Richard Bona a joué. "Il est sur une autre planète. D'ailleurs il chante des textes en douala (une des langues du Cameroun) que très peu de gens qui le parlent arrivent à comprendre. On ne sait jamais où il va avec ses paroles. C'est un mec habité d'une solitude assez spéciale. " Richard Bona en convient. S'il vit de belles amitiés, il n'en est pas moins plutôt solitaire.

Il n'avance pas dans des brumes improbables le matin, il a les idées claires, le contact facile et le sourire avenant, car il ne traîne guère dans les lieux de la nuit. "D'ailleurs, j'ai horreur de la fumée, de la foule. Quand je n'ai pas de concert, j'aime être chez moi, jouer, composer." Il se lève à la première heure. Ce besoin de solitude, cette habitude de ne pas s'attarder au lit lui viennent peut-être de son enfance au Cameroun, raconte le musicien. "J'accompagnais mon grand-père, un modeste agriculteur, très tôt aux champs et je n'aimais pas me joindre aux autres gamins. Je préférais jouer ma musique dans mon coin, tout seul."

Son refuge aujourd'hui, son nid, c'est un loft à Brooklyn, "le plus beau quartier du monde". Manu Dibango avait jeté l'ancre en France en 1949. Richard Bona, lui, l'a fait quarante ans plus tard - "J'avais soif de rencontres musicales " - avant de déguerpir pour les Etats-Unis, en 1995. Les autorités françaises avaient refusé de lui renouveler sa carte de séjour, parce qu'il y avait trop de bassistes français inscrits à l'ANPE. Il n'y a pas de place pour les musiciens étrangers quand le marché est saturé.

La décision administrative aura comme effet collatéral de lui muscler les mollets. "Pour éviter les contrôles dans le métro, je me déplaçais en vélo." Il avait une frousse dingue de "Charlie Pasqua. Yes, man !". Depuis qu'il vit aux Etats-Unis, il bifurque souvent ainsi vers sa langue d'adoption.

Richard Bona adore s'amuser. "Les gens qui me font rire me sont précieux. Avec Manu Dibango, par exemple, on rigole beaucoup. C'est un ancien, il a toujours plein d'histoires à raconter." Le chanteur congolais Lokua Kanza assure qu'"en dehors d'être un excellent artiste Richard est aussi un comique de premier ordre. En tournée avec lui, on était morts de rire".

Le pianiste de jazz Jean-Michel Pilc renchérit : "Richard est un monument de musicalité, de groove et de joie de vivre." Il s'est installé aux Etats-Unis la même année que lui. Tous deux se sont rencontrés au début des années 1990, dans le groupe du batteur Francis Lassus, Bohé Combo, puis ils ont joué quelques mois avec le trompettiste Eric Le Lann. "Notre amitié et notre complicité musicale se sont approfondies avec les années."

Aux Etats-Unis, ils jouent avec Harry Belafonte, pour lequel Richard Bona sera directeur musical. A New York, il devient le bassiste en vue. Tout le monde le réclame. Il travaille avec George Benson, Paul Simon, Chaka Khan, Chick Corea, Bobby McFerrin, Joe Zawinul... Il prend la nationalité américaine et, pour la première fois, en 2008, a voté à l'élection présidentielle. La politique n'a jamais été son affaire, mais un jour, dans un taxi, tout bascule. "J'entends à la radio un sénateur qui s'oppose à la guerre en Irak." Surprise : l'orateur s'appelle Obama. "Un nom de chez nous, il y a des Obama dans le sud du Cameroun. Il parlait de non-violence, du mensonge de la présence d'armes de destruction massive, comme prétexte à l'invasion de l'Irak."

Barack Obama, futur candidat à l'élection présidentielle, gagne ce jour-là la voix d'un abstentionniste récurrent. Richard Bona participera à des concerts de soutien. Après la victoire, quand Barak Obama décidera d'envoyer des renforts en Afghanistan, la pilule ne passe pas. "Il avait oublié ses paroles sur la non-violence." Le musicien adresse alors un courriel au président pour lui dire sa désapprobation, sans lui retirer pour autant sa confiance. Richard Bona est du genre positif.

Sa manière de voir la vie, toujours du bon côté, son aptitude à la légèreté, il les doit à son grand-père, Messanga Engong Innocent, celui qui l'a poussé vers la musique. "Il était rock'n'roll, man ! J'ai eu la chance de connaître un grand-père fantastique." Ayant remarqué la fascination du bambin pour le balafon - un instrument traditionnel fait de lamelles de bois fixées sur des calebasses - à 3 ans, il lui en colle un, fait maison, dans les mains. Ce sera le premier instrument de Richard Bona, avant qu'il ne craque, des années plus tard, pour la basse, en entendant Jaco Pastorius, l'idole de tous les bassistes (décédé en 1987).

Le grand-père, c'était un drôle. "Chaque fois qu'un avion passait dans le ciel du village, il disait : "Ah, ils s'en vont encore dans la lune !"" Un sage aussi, "comme tous les anciens en Afrique". Un jour où le gamin refusait d'aller jouer à l'église, considérant que son niveau, désormais, méritait mieux, le grand-père l'a pris entre quatre yeux, le soir, à la maison. "Il m'a dit : "Tu sais, le talent que tu peux avoir, c'est cadeau, on te l'a donné. Il va te faire monter. Quand tu seras au sommet, le seul endroit qu'il te restera où aller, c'est vers le bas. Pendant que tu montais, tu as croisé des gens. Si tu leur as manqué de respect, quand tu redescendras, ils ne t'accompagneront pas."" Richard Bona a retenu la leçon.

jeudi 14 janvier 2010

[JUSTICE] 12 ans de prison à Lyon pour un jeune Guinéen violeur en série (Lyon Première)

Le jeune Souleymane était poursuivi pour avoir violé au moins deux femmes à Lyon durant l'été 2005, et pour avoir tenté d'en violer une troisième, âgée de 73 ans.
Ce Guinéen de 25 ans, était jugé ce début de semaine aux Assises du Rhône, rapporte Lyon Capitale sur son site internet. Premier viol le 5 août à Vénissieux. La victime est une femme âgée de 36 ans. Le jeune homme a suivi sa victime à 5h30 du matin pour l'agresser derrière un bosquet. Les enquêteurs retrouveront sur place un préservatif qui correspond à l'ADN du jeune homme. Ce dernier a reconnu les faits.
Le deuxième viol présumé se déroule à la discothèque le Woodland's: le jeune homme suit une hôtesse aux toilettes. Le rapport sexuel est forcé pour la jeune femme, consentant selon l'accusé. La dernière affaire de viol à l'actif du jeune africain se déroule le 4 septembre 2005, Souleymane sort de boite de nuit lorsqu'il s'en prend à une femme de 73 ans. Souleymane prend la fuite, après avoir été vu par des pêcheurs le long de la Saône: il est arrêté quelques heures plus tard, la victime le reconnaît lors de l'enquête.
Dernier viol reproché à Souleymane, mais là pas de preuve. Après une enfance difficile en Guinée, le jeune homme était arrivé en France et avait intégré le collège Paul Eluard de Vénissieux. Les professeurs l'ont décrit comme “méritant“. Une classe de 3ème d'insertion, un CAP de plomberie à Bron, mais Souleymaner n'obtiendra jamais le diplôme. Le jeune homme viré de chez ses parents tombe dans l'alcool et la drogue.
Depuis son arrestation, Souleymane s'est installé à Carcassonne et a justifié de plusieurs contrats d'intérim dans le secteur de la maçonnerie, pour se sortir de la prison préventive. Souleymane a demandé pardon à ses victimes devant la cour, les jurés l'ont condamné à douze ans de prison.

[CAN 2010] Angola : 2 - Malawi 0 (lequipe.fr)


Angola :

[CAN 2010] Algérie : 1 - Mali : 0 (Le Monde)


43 But Ouverture du score de Rafik Halliche pour l'Algérie ! Karim Ziani se charge du coup franc excentré à gauche et le défenseur central algérien, au second poteau, s'impose dans les airs pour dévier le ballon dans la cage de Soumbeïla Diakité.

[GUINEE] Moussa Dadis Camara est à Ouagadougou (RFI)


Le chef de la junte guinéenne est « lucide et parle », selon la présidence burkinabé. Le capitaine Moussa Dadis Camara a quitté Rabat, le mardi 12 janvier 2010 en fin d'après-midi, où il était hospitalisé depuis le 4 décembre dernier. Son avion s'est posé à 22H30, heures locales, à Ouagadougou. On ne sait pas si la capitale burkinabé est la destination finale ou un simple transit. Moussa Dadis Camara avait été évacué au Maroc après avoir été blessé par balle, à la tête, par son aide de camp. Une délégation de membres de la junte doit se rendre à Ouagadougou ce mercredi 13 janvier.
Arrivé à 22h25 (locale et TU) à bord d’un petit avion marocain de la compagnie King Air, Moussa Dadis Camara était accompagné d’un garde du corps, d’un médecin guinéen et de médecins marocains.
C’est inhabituel pour les hôtes de marque reçus au Burkina Faso, le capitaine Moussa Dadis Camara a été accueilli à l’aéroport militaire. Un accueil discret loin des regards, sans honneurs militaires ni tapis rouge. Habillé d’un manteau avec un blouson par dessus et portant des lunettes, apparemment des verres correcteurs, le capitaine Dadis a fait l’accolade à ses hôtes avant de marcher à pas lents vers le petit salon officiel de l’aéroport militaire. Deux personnes le tenaient aux bras pour l’aider à marcher.
Quelques minutes après seulement, il est sorti du salon et a aussitôt engagé une discussion avec les Marocains qui l’ont amené. Une discussion assez chaude puisqu’on a appris plus tard que le capitaine Camara était surpris de se retrouver à Ouagadougou et demandait à partir immédiatement sur Conakry, là où il croyait se rendre lorsqu’il a embarqué à Rabat. Convaincu quelques dizaines de minutes plus tard par les Burkinabè, il a pris place à bord d’un véhicule 4x4. Le cortège de voitures qui suivait a traversé la ville par des voies contournées, sans sirène ni motards, jusque dans le quartier Ouaga 2000 où il est hébergé dans une villa.
Et maintenant ?
Moussa Dadis Camara désormais à Ouagadougou, que va-t-il faire ensuite ? C’est la grande question. Va-t-il rester dans la capitale burkinabé ou s'agit-il d'une destination de transit ?
L'arrivée de Moussa Dadis Camara à Ouagadougou


13/01/2010 par Alpha Barry Ces dernières semaines, en tout cas, l'éventualité de son retour en Guinée avait suscité l'inquiétude de la France notamment. Le ministre français des Affaires étrangères avait même déclaré, le 22 décembre 2009, que le pays risquait une guerre civile si le capitaine rentrait. Les Etats-Unis seraient aussi « préoccupés » de toute tentative de retour en Guinée du chef de la junte, selon un responsable du département d’Etat.
Depuis le 6 janvier 2010, le général Sékouba Konaté a officiellement pris les rênes du pays. Il a promis d'organiser le plus tôt possible des élections démocratiques, proposé la formation d'un gouvernement d'union nationale et laissé le choix du Premier ministre à l'opposition. Des mesures saluées par Paris, Washington et Rabat.
Cette soirée du mardi 12 janvier 2010, c'est en tout cas la première sortie du capitaine Camara. Comment va-t-il, a-t-il récupéré toutes ses facultés après avoir été blessé à la tête et quelles sont ses intentions ? Ses premières déclarations permettront peut-être d'en savoir plus.

[POLITIQUE] Pas de droit de vote pour les étrangers non blancs (Maianne2.fr)

Droit de vote des immigrés, burqa, Jean-François Kahn démonte sur son blog les manoeuvres pré-electorales et les hypocrisies du jour.

O combien significative de l’hypocrisie ambiante et du mensonge institutionnalisé que cette affaire du vote des étrangers aux élections locales.Nicolas Sarkozy cherchait une porte de sortie du débat, en partie parasité par l’extrême droite, autour du concept d’identité nationale, et un moyen d’envoyer un signe en direction de la communauté musulmane qui – ceci explique cela – comprend de plus en plus d’électeurs. Il avait donc prévu de réitérer un avis favorable au principe du vote des immigrés aux élections locales (présents depuis 10 ans dans une commune, aurait-il précisé).Eric Besson avait été chargé de préparer le terrain. Il s’était exécuté. Or, Martine Aubry, en présentant ses vœux à la presse, a annoncé que le PS allait déposer ...Source : http://www.marianne2.fr/jeanfrancoiskahn/Pas-de-droit-de-vote-pour-les-etrangers-non-blancs_a20.html